`Por los viejos cafetines
siempre rondan los recuerdos
y un compás de tango de antes
va a poner color
al dolor del emigrante.´
(del tango ` Cafetín ´ de
Homero Expósito y Argentino Galván)
Le geste qu’on fait avec la main en haut c’est une icône citoyenne. Depuis quelque table d’un certain café porteño on lève le bras avec le pouce et l’index indiquant une mesure imaginaire qui ne dépasse pas les cinq centimètres. Un paradoxe de cette ville: pour le porteño, fidèle à son bar, celui de son quartier ou près de son bureau, lieu qu’il transforme en prolongation de sa maison, où il parle de politique, de sports, de jeux table ou hasard, de conquêtes réelles ou imaginaires, où il développe des théories incomparables pour sauver non seulement sa vie mais au monde, c’est suffisant un petit geste muet, presque négligent pour demander un café. C’est un geste de confession et complicité partagé avec le garçon.
Mais qu’ils lui servent leur café sans au moins le demander c’est la fierté suprême du porteño. La plus exacte démonstration de son sens d’appartenance. C’est peut être pourquoi, malgré la rapidité de nos jours, beaucoup des anciens cafés de Buenos Aires continuent à fonctionner, rien n’empêche le porteño de remplir la habitude de prendre son café dans le bar. Il n’est pas celui qui prend dépêché dans le bureau ou qu’il demande après le déjeuner. C’est celui qui a un autre goût, plus intime, celui qui atteint l’acte sublime de la communion quotidienne.
Différents styles, publics divers, histoires personnelles semblables qui chacun raconte dans son langage. Ce sont les bars de la ville, où le porteño, parmi des fables, des rêves, des confessions et des nostalgies, apparaît après la tasse d’un café.
gentileza de www.letstango.com.ar
traducción de Raquel Heffes raquelheffes.blogspot.com